Italiens, Bulgares, Espagnols… Ils se sont tous rencontrés lors d’un meeting d’une journée à Sofia pour parler de la corruption dans leurs pays et pour trouver une solution à échelle européenne.
« Cette réunion aujourd’hui concerne la loi et le combat contre le crime organisé » explique Alessandro Valera, Directeur de Recherche chez European Alternatives, à l’origine de cette réunion, « Grâce à la forte présence de notre organisation en Italie, on a constaté que la Mafia et le crime organisé prennent de plus en plus une dimension transnationale. Ils profitent de l’ouverture des frontières et du marché libre européen. » À un problème européen, l’organisation European Alternatives veut trouver une réponse européenne.
« On a présenté un exemple assez connu dans le milieu du crime organisé : le traitement des déchets toxiques et la manière dont ça se répand dans toute l’Europe. On va parler aussi des constructions illégales. Concrètement, comment l’argent sale devient propre dans le système financier» continue Alessandro Valera. Pour ce dernier sujet, les membres italiens de la conférence veulent présenter une solution basée sur ce qu’il se passe en Italie. Pays le plus touché par la Mafia et le crime organisé, c’est aussi celui qui a le meilleur service anti-mafia. Ils pratiquent la « confiscation ». Ce système consiste à confisquer les biens illégalement construits et à la redistribuer à la population. Ils les transforment en écoles, piscines publiques et les donnent aux NGO. De cette manière, la population peut utiliser ce qui leur a été volé.
Mais l’Italie n’est pas le seul pays soumis à ces pratiques, des participants venant de toute l’Europe peuvent en témoigner. Ainsi un jeune Maire d’un village espagnol est venu raconter son histoire. Une histoire entourée de corruptions et d’argent sale. Il en est de même pour un jeune bulgare impliqué dans la politique dans son pays. Petit à petit, une solution européenne ne semble plus une hypothèse à envisager, mais une nécessité. « Notre objectif est qu’à la fin de cette journée, tous les participants se mettent d’accord pour une campagne commune à réaliser l’année prochaine. » précise Alessandro Valera.
Basée dans douze pays européens, European Alternatives veut trouver des solutions aux problèmes que l’Union Européenne prend pour isolés et nationaux. Cette organisation s’emploie à connecter différents acteurs et citoyens européens qui rencontrent les mêmes difficultés. « Elle essaie de rendre l’Union Européenne responsable de ce dont elle devrait être responsable, cela inclus la protection des droits humaines et, dans ce cas, la légalité » souligne Alessandro Valera.



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